25 juin 2006
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Samedi 24 juin 2006, 16h30 Laurent Marissal signe “ pinxit Laurent Marissal 1997-2003 ” à la librairie allemande Marissal Bücher. 42, rue Rambuteau 75003 Paris La librairie (homonyme) marissal buecher est dans l’ombre du centre Pompidou, à quelques marches de l’atelier Brancusi, et à un battement d’aile de la galeriesuperhérosvitrinelatérale |
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Monsieur Roderer, dis-je, Monsieur Roderer ? Mais moi aussi je m'appelle Roderer ! (...) J'aime mieux la peinture que le monde entier ; il n'y a rien sur la terre qui puisse me captiver plus profondément que la peinture. Extrait de Ludépeint par Laurent Marissal d'après Descendances d'Adalbert Stitfer |
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| Du musée à la librairie, du chassis au livre... l'étalage à la librairie (homonyme) marissal buecher de pinxit laurent marissal 1997-2003, eut lieu. Les amis sont au rendez-vous. Mes parents, ali, magalie et Z m'étonnent de leur apparition. Bien. Aucun des visiteurs ne me sont inconnus... Lydie Gordey résume bien la situation : finalement, tu es le mot que tu utilises toujours : clandestin. il faudra pourtant pour que cette clandestinité soit féconde, qu'elle soit un jour dénoncée. |
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| C'est donc à mes proches que j'offre et vends même, ma signature. Faux et usage de faux, je ne signe jamais de mon nom, mais au hasard parmis 5 protagonistes de l'épopée(la conservatrice, 2 secrétaire de la cgt, un collègue, et jkj), dont j'imite la signature. Qui moi et quel moi ? (Saint Augustin). |
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| Outre l'homonymie, (mon nom à l'enseigne) je me retrouve au milieu de mes lectures phares, Kafka, Nietzsche, les dadas, Marx...La libraire, Mme Kringel, m'offre même un coin de table pour y placer quelques unes de ces lectures clandestines et allemandes. Un Mortimer de papier conseille : "Faites comme Laurent Marissal au musé Gustave Moreau, lisez ces livres clandestinement dans le cadre de votre travail !!!" . |
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| Malgré le peu de monde, Il est tout de même des actions nécessaire pour leur beauté ou comme ici leur ironie.... |
| Chers amis pour terminer j'ai une idée Je vous propose de Passer une bonne journée sans moi À boire à chanter à dormir et à rire Puis pour me faire plaisir d'appeler cela une performance d'avant garde De Ben Ben, newletters, 24 juin 2006 |
idem, ibidem...soit : Chers amis pour terminer j'ai une idée Je vous propose de Passer une bonne journée sans moi À boire à chanter à dormir et à rire Puis pour me faire plaisir d'appeler cela une performance d'avant garde De painterman painterman, 25 juin 2006 |
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17 juin 2006
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Gardien de musée peintre, les mains attachées par les circonstances — un travail alimentaire occupant tout mon temps — j’ai dû reprendre la peinture en dessous de zéro, pour pouvoir peindre en milieu hostile. J’ai dû peindre sans peinture. Par des actions picturales clandestines durant mon temps de travail salarié — renverser ma chaise de gardien, mettre mes doigts dans la peinture fraîche du musée en rénovation, dormir au lieu de surveiller, jouer aux échecs, tourner le dos au public pour regarder un tableau. Puis par des actions syndicalespicturales — provoquer grèves et manifestations, réduire le temps de travail, augmenter l’espace de pause — et ainsi recouvré ma pratique, peindre même en milieu hostile.
21 mai 2006
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Le livre est là. J'en ai une pile. Prêt de mon sac "Painterman". C'est la première action de révélation. Je ne pouvais rever mieux, dévoiler ma clandestinité, la nuit des musées... le criminel revient toujours sur les lieux du crime... Je n'ai invité que le premier cercle de complice. Ne voulant pas réitérer le lapin précédent. Pourtant l'imprimeur est ponctuel, tout m'arrive le matin de l'action. J'ai trop tardé, je ne rencontre que Jean Claude et Danielle, seuls complices à paris ce week-end... La nuit tombe. Il y a du monde au musée. Hélène Delprat intervient dans le musée, projection vidéo, cercueil éparpillé. Une queue de prêt de 100 mètres dans la rue.Je pense alors à Jean Clair :" pffft, on parle de démocratisation de l'art, pour preuve la queue devant les grandes expositions, mais la fréquentation des expositions temporaires n'a pas bougé depuis 20 ans. Ce qui s'expose c'est l'événement médiatique, pas les oeuvres", peut-on ajouter que toute médiatisation tend à effacer les oeuvres, la médiatisation médiatisant la médiation. Nous rentrons dans le musée, coupant la file, mêlé dans un groupe de privilégié, je ne dois pas me faire voir de la secrétaire générale du musée, qui cerbère d'entrée m'aurait renvoyé dehors... Il est difficile de circuler, nous ne tiendrons pas longtemps dans la foule. Je vois Henri, mon ex-collègue, je l'adoube agent double, lui offre un livre, il est l'un des premiers à le tenir en main. Ce n'est que justice. Il fait un peu jour encore. Lefevre Jean Claude me propose de prendre quelques photos. Il prend la pose avec le livre. Factice, il est impossible de lire dans la marée. |
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J'arrive à cadrer dans l'image Mathieu l'autoproclamé spécialiste de Gustave Moreau, brocardé dans le livre que tiens LJC... Cette image vaut à elle seule le déplacement. |
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| La culture et l'art opposé...Nous sortons. Quelques temps dehors, le couple Lefèvre seront mes seuls visiteurs. Ils partent, la nuit tombe. Je reçois quelque courriel d'amis désolé de n'avoir pu venir. Il y aura d'autres actions de révélation. "Not so easy to be a sphinx". |
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à suivre