17 juin 2006
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Gardien de musée peintre, les mains attachées par les circonstances — un travail alimentaire occupant tout mon temps — j’ai dû reprendre la peinture en dessous de zéro, pour pouvoir peindre en milieu hostile. J’ai dû peindre sans peinture. Par des actions picturales clandestines durant mon temps de travail salarié — renverser ma chaise de gardien, mettre mes doigts dans la peinture fraîche du musée en rénovation, dormir au lieu de surveiller, jouer aux échecs, tourner le dos au public pour regarder un tableau. Puis par des actions syndicalespicturales — provoquer grèves et manifestations, réduire le temps de travail, augmenter l’espace de pause — et ainsi recouvré ma pratique, peindre même en milieu hostile.
21 mai 2006
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Le livre est là. J'en ai une pile. Prêt de mon sac "Painterman". C'est la première action de révélation. Je ne pouvais rever mieux, dévoiler ma clandestinité, la nuit des musées... le criminel revient toujours sur les lieux du crime... Je n'ai invité que le premier cercle de complice. Ne voulant pas réitérer le lapin précédent. Pourtant l'imprimeur est ponctuel, tout m'arrive le matin de l'action. J'ai trop tardé, je ne rencontre que Jean Claude et Danielle, seuls complices à paris ce week-end... La nuit tombe. Il y a du monde au musée. Hélène Delprat intervient dans le musée, projection vidéo, cercueil éparpillé. Une queue de prêt de 100 mètres dans la rue.Je pense alors à Jean Clair :" pffft, on parle de démocratisation de l'art, pour preuve la queue devant les grandes expositions, mais la fréquentation des expositions temporaires n'a pas bougé depuis 20 ans. Ce qui s'expose c'est l'événement médiatique, pas les oeuvres", peut-on ajouter que toute médiatisation tend à effacer les oeuvres, la médiatisation médiatisant la médiation. Nous rentrons dans le musée, coupant la file, mêlé dans un groupe de privilégié, je ne dois pas me faire voir de la secrétaire générale du musée, qui cerbère d'entrée m'aurait renvoyé dehors... Il est difficile de circuler, nous ne tiendrons pas longtemps dans la foule. Je vois Henri, mon ex-collègue, je l'adoube agent double, lui offre un livre, il est l'un des premiers à le tenir en main. Ce n'est que justice. Il fait un peu jour encore. Lefevre Jean Claude me propose de prendre quelques photos. Il prend la pose avec le livre. Factice, il est impossible de lire dans la marée. |
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J'arrive à cadrer dans l'image Mathieu l'autoproclamé spécialiste de Gustave Moreau, brocardé dans le livre que tiens LJC... Cette image vaut à elle seule le déplacement. |
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| La culture et l'art opposé...Nous sortons. Quelques temps dehors, le couple Lefèvre seront mes seuls visiteurs. Ils partent, la nuit tombe. Je reçois quelque courriel d'amis désolé de n'avoir pu venir. Il y aura d'autres actions de révélation. "Not so easy to be a sphinx". |
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à suivre
10 octobre 2004
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| Pinxit en dépôt, Galerie Corentin Hamel, automne 2004 |
| Dans le numéro anniversaire des 20 ans de la revue Esse, je publie 2 pages résumant mon action au musée Gustave Moreau. Pour l'occasion Corentin Hamel accepte de prendre en dépôt la première version de 'Pinxit' (publiée par les éditions clandestines slnd) et de l'offrir en lecture aux visiteurs de sa galerie. L'article donne l'adresse de la galerie. |
[Voir aussi la vente clandestine de la revue Esse]