25 octobre 2006
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| Premier cours en amphi pour les nouveaux apprentis bagnards de bts 1ere année. Mise en scène imperceptible, fonctionnelle. Une rame de papier blanc, une tasse en grès bleue, un livre 'blue monk', une poubelle sur la table sur laquelle s'appuie une feuille A4 avec au feutre : le cubisme est une cathédrale de merde, Picabia. Au tableau une photocopie du portrait de Monk, un mot écrit en lettres capitales 'voir', recouvert d'une citation de Merleau Ponty 'ce que demande le peintre aux choses c'est comment les choses se font choses sous nos yeux'. |
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Je prends régulierement la tasse comme objet de perception, la signe comme objet d'art, la casse (presque). Je montre des oeuvres de Cézanne, Picabia, Duchamp, Manzoni...Je finis sur la tasse de thé de Chardin, la vapeur de fumée. Voir l'objet, voir l'objet selon son usage et son contexte, la perception stylise...etc. |
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Du cours que restera-t-il ? Peut-être seulement ces quelques gesticulations... |
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Ah... si cette fichue tasse pouvait s'emplir de café... Je sors de l'amphithéâtre épuisé... |
13 mai 2006
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11:24
| 2 mai |
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| Lendemain de manifestation du 1er mai...Un graffiti, spectral sur un arrêt de bus, "ne travaillez jamais" image rémanente situationniste. Je cadre avec mon appareil numerdique, belle image possible : en arrière-plan, la place de la république... Damned ! appareil out, les piles sont vides, déjà... à peine un mois d'usage, une trentaine de photos... A 8h07, je lance mon 4euros90appareilphotonumerdique, joli pavé en vol vers Marianne, éclatement au sol. Sûrement le seul geste pictural de la journée. |
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| 13 mai Avant l'arrivée des apprentis au bagne, j'écris au tableau le slogan situationniste, écrit à la craie par J.M. Mension en 1953 sur les murs de l'institut. "Ne travaillez Jamais" et rajoute une épitaphe, "Jean-Michel Mension is not dead". Triste écho à l'article du 2 mai. Je n'efface pas le tableau en fermant la salle 31. voir aussi : nam june paik, Jean-Michel Mension, Allan Kaprow |
11 mai 2006
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11:31
Un mal de tête terrible m'a envahit toute la journée. Jusqu'à l'exposition Jean-Luc Godart à Beaubourg. Deux hypothèses expliqueraient la fuite du mal.
1) ma sortie provisoire du bagne à 15h00, il faut quelques heures pour en dissiper la lourdeur contraignante de plus en plus insupportable.
2) la force de Godart. Je privilégie l'aspirine Godart. L'exposition fait la nique à tout le monde (artistes-institutions-spectateurs). Nul n'entre là s'il n'est géomètre... L'art est là en force cette fois ! On peut à nouveau trouver raison de chanter sous la pluie...
Voir la vidéo tourné avec jKj puis le post-scriptum à l'exposition

laurent marissal--------------------------------laurent marissal
