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28 mars 2009 6 28 /03 /mars /2009 11:03

Laurent Marissal & Laurent Buffet
hommage à erased De Kooning drawing by Rauschenberg


Le mur saint martin invita Ben qui accepta avec générosité.

Pour rendre hommage à sa générosité, nous n'hésitons pas à le recouvrir.

Sans reste. En attendant le prochain artiste...

à voir ici







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16 avril 2008 3 16 /04 /avril /2008 09:00

 

Eté 1993, peintre, je suis employé  comme agent de surveillance au musée Gustave Moreau.  

D’avril 1997 à janvier 2002, je fais de cette aliénation la matière de ma pratique.

 J’utilise à des fins picturales le temps de travail vendu au ministère de la culture.

 Hiver 1998, j’ouvre une section syndicale CGT, pour concrétiser mon projet pictural :

modifier réellement les conditions, le temps et l’espace de travail.    

Décembre 2001, je prends congé du ministère de la culture et quitte la CGT.

Printemps 2002, je lève un coin du voile.. 

 

 l'ouvrage version pdf

en intégralité (35 mo)

 

Pinxit, récit des actions clandestines 

au musée Gustave Moreau et à la cgt
éditions incertain sens, rennes, 2006

 

    Nietzsche écrit quelque part
qu’un homme qui ne dispose pas
des 2/3 de son temps
est un esclave.

D’avril 1997 à août 1998,
sur 862,50 heures de travail aliéné
effectuées au musée,
j’ai recouvert 617,45 heures
de travail clandestin
.

J’ai lu 62 livres ;

réalisé 77 actions clandestines ;

rempli 8 carnets de notes (PISAT[)

dont 3 furent publiés dans la revue Action Poétique ;

volé 95 menus objets ; vu 9 de mes parents ou amis ;

je suis parti pour le Maroc

et ai provoqué 2 jours de grève.

J’ai aussi recouvert mon temps d’activités secondaires,

et rédigé une partie de mon Mémoire de maîtrise,

dessiné quelques planches des 10 pages

publiées dans la revue de BD Ego comme X, n°7,
De septembre 1999 à juillet 1999,

j’ai pu m’évader 10 mois en congé formation

durant lesquels j’ai
travaillé joyeusement avec J.-C. A.-J.
à la revue C.1855, LE FEUILLETON.
 

 

 

De 1998 à 2001, comme délégué syndical j’ai pu,

au mois d’août 1999, partir pour Reims

assister à l’ultime éclipse du XXe siècle,

être élu à la commission administrative du musée,
réaliser avec Xavier, Cartel, journal syndical crypté

et exposer le troisième numéro lors de l’exposition Critique et Utopie,
glisser des indices dans Complex’tri

et en exposer en quelques lieux (BNF, CNEAI…)

mais surtout,

modifier les espaces du musée

Gustave Moreau en provoquant la
création de nouvelles toilettes,

d’une douche/vestiaire/espace de pause,

l’acquisition d’un appartement pour les bureaux de la conservation 

et permettre l’ouverture au public du bureau de GustaveMoreau

et réduire le temps de travail
des agents, d’1h30 par semaine…

 

f

aire une visite des action clandestines et picturales

au pas de course du musée gustave moreau : là, vite

 

Pour commander l'ouvrage
Incertain sens : http://www.uhb.fr/alc/grac/incertain-sens/fiche_Marissal_Pinxit.htm


 

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13 octobre 2007 6 13 /10 /octobre /2007 09:21
Painterman est de retour... de Prague.
Voyage éclair, invité par Monika Burian à visiter Tina.B.
j'en profite pour réaliser quelques actions.
(...)
Samedi 6 octobre, j'arrive à l'aéroport à 11h40. Bus, je suis place Dejvickà vers 13h00. Je ne prends pas le métro pour me rendre à la galerie Vernon Projekt, où je dois prendre le programme du séjour et récupérer les clefs de l'hôtel. Je dérive à la périphérie, dans le quartier Buebenec. Une usine attire mon attention, c'est un lieu d'exposition de Tina.B, quelques vidéos (à voir bientôt ici quelques extraits). Les oeuvres exposées ne gênent en rien l'architecture. A l'entrée la gardienne ne me comprends pas non plus. dehors les magasins sont fermés. J'erre dans les rues. Je ne trouve pas de plan de la ville. Je ne comprends pas les réponses des tchèques que j'interroge. Je décide de  suivre  les directions  que les scultpures monumentales m'invitent à suivre...L'art me sauve. J'arrive finalement non loin du musée d'art moderne de Prague, rue Hermanova.  La galerie est là...emmurée par morgan Tschiember, artiste exposante... l'entrée est close, il n'y a personne. Je suis seul dans prague. I'am alone like Franz Kafka. Franz Kafka (et painterman). Dernier espoir pour trouver les clefs de la chambre et les organisateurs de mon voyage, le soir à 19h00, à l'hôtel Carlo IV, durant la soirée performance.
En attendant, je ne comprends personne, et personne ne me comprends. Les contraintes de la communication sont enfin perverties. Je suis enfermé dehors. .. I'm alone like Franz Kafka et c'est une joie. En double écho au mur brique et vert scintillant de Tschiember, et à la situation, je dessine quelques mots sur des carrés de couleurs ("i'am alone like. Franz Franz Kafkapainterman" ; "Bad work for a saturday afternoon", "painterman is watchnig you"), les colle sur la vitre. Il est  15h30, j'ai le temps de visiter les galeries du musée d'art  moderne, et de revoir un visage familier  : je suis sûr d'y retrouver Kupka). Le lendemain, sur la vitre, un nouveau post-it vert 'we have nothing to hide'. La réponse d'un(e) praguois(e) à 'painterman is watching you'. Certes,  et je reste par bonheur non visible, non caché.

Je suis seul dans Prague, enfermé dehors, sans containtes sociales (jusqu’au soir). C'est un soulagement, une joie, un sentiment rare de liberté.
Sans plan, je poursuis mon errance. Je ne comprends pas les réponses des tchèques. Je décide de  suivre les directions offertes par les sculptures monumentales.
 DSC00062.JPG
J’ai eu raison de faire confiance aux statues, je trouve, par hasard, ma destination, le bâtiment de l’office d’assurances,  où travaillait kafka. C'est maintenant un hôtel de grand luxe. Il y a là un bar baptisé du nom d’un amour de l’écrivain : Felice.
Signe d’époque, nous sommes en villégiature où Kafka pourrissait – Je bois tranquillement mon café.
Le lieu est aussi une bibliothèque mémoriale, je dépose sur l’une des étagère (entre Le procès et Le château), pinxit... Je l’adresse sans espoir au salarié de l’hôtel...

Hôtel Mercure à Prague. Ce bâtiment était en 1908 celui de la maison d'assurance où travailla Kafka. J'y dépose, dans les rayons de la bibliothèque du bar 'le Felice' : pinxit...


Il est 19h00, je suis en retard pour cette soirée de performances au palace... Le Carlo IV est proche de la gare centrale dans les beaux quartiers, Je n’ai rien à faire là, si ce n’est récupérer ces clefs, j’hésite à fuir, dormir dehors. On annonce l’ouver-ture des performances de Sissi et de Daniel Gonzalez. La première se déroule  dans l’une des chambres : une femme en robe de soirée est debout sur un lit, immobile. Un filet la relie à des cocons pendus sur le fronton de l’hôtel. 25 mn plus tard,  des rumeurs de boîte de nuit résonnent de l’as-censeur. Les portes s’ouvrent, des fêtards en sortent, enlèvent un spectateur, un autre s’en échappe sa cravate est défaite.  Il y a du monde, je prends le large.  La fête cantonnée se résorbe vite. Le
       et les artistes se retrouvent au bar. Jeu de pistes, j’obtiens un nouveau rdv pour récupérer les clefs. Je ne suis pas invité au repas du soir, me croira-t-on si j’avoue mon soulagement ?
Des enfants jouent avec les ballons échappés de la cage, le beau monde s’ébahit « - that, that it’s THE art ! »  Avant de partir j’aperçois le barman qui efface d’un coup d’éponge les mots de Kafka que j’ai graffité au poska blanc sur le zinc :
ne pas oublier kropotkine (...)
Il est 23h00, le restaurant ferme, je finis ma pizza dehors. 40 ans après le printemps, de nombreuses rues sont en chantier ; pour l’embellir on repave la ville. Sur l’appareil de chacune des cabines téléphoniques rencontrées, je pose un pavé. J’hésite à dormir à la belle étoile. Au matin, des 11 cabines, une seule à conserver son caillou. En revanche un nouveau post-it vert,   réponse d'un(e) praguois(e) à painterman, décore la vitre de la galerie : « - we have nothing to hide. »
 Rendez-vous à 10h30, pont st-Charles. Sur le pont, je caricature un caricaturiste. Je comprends qu’il veut faire un échange, j’accepte volontier contre un dessin de sa chaise vide. Un peu plus loin, je reconnais des convives de la veille, ils regardent des artistes en pédalo déposer dans la Vlata des  bateaux de papier. Je fais un micro potlach de Pinxit, rends les clefs et franchit le pont vers les presque symétriques musées Kafka et Kempa. 
Il est 19h00, je suis en retard pour cette soirée de performances au palace... Le Carlo IV est proche de la gare centrale dans les beaux quartiers, Je n’ai rien à faire là, si ce n’est récupérer ces clefs, j’hésite à fuir, dormir dehors. On annonce l’ouverture des performances de Sissi et de Daniel Gonzalez. La première se déroule  dans l’une des chambres : une femme en robe de soirée est debout sur un lit, immobile. Un filet la relie à des cocons pendus sur le fronton de l’hôtel. 25 mn plus tard,  des rumeurs de boîte de nuit résonnent de l’as-censeur. Les portes s’ouvrent, des fêtards en sortent, enlèvent un spectateur, un autre s’en échappe sa cravate est défaite.  Il y a du monde, je prends le large.  La fête cantonnée se résorbe vite. Le public et les artistes se retrouvent au bar. Jeu de pistes, j’obtiens un nouveau rdv pour récupérer les clefs. Je ne suis pas invité au repas du soir, me croira-t-on si j’avoue mon soulagement ?
Des enfants jouent avec les ballons échappés de la cage, le beau monde s’ébahit « - that, that it’s THE art ! »  Avant de partir j’aperçois le barman qui efface d’un coup d’éponge les mots de Kafka que j’ai graffité au poska blanc sur le zinc :
ne pas oublier kropotkine
(...)
Lendemain, rendez-vous à 10h30, pont st-Charles.
Sur le pont, je caricature un caricaturiste. Je comprends qu’il veut faire un échange, j’accepte volontier contre un dessin de sa chaise vide. Un peu plus loin, je reconnais des convives de la veille, ils regardent des artistes en pédalo déposer dans la Vlata des  bateaux de papier. Je fais un micro potlach de Pinxit, rends les clefs et franchit le pont vers les presque symétriques musées Kafka et Kempa.
(...) Avant de partir je retourne au Felice. Pinxit est toujours sur l’étagère.  Visiter ce lieu agit comme un satori : mon oeuvre opérant contre l’aliénation  identifie mon existence à cette seule lutte.
Je sors décillé, affranchis du Château...

(extrait de pinxit II, peintures à paraître)

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LAURENT MARISSAL PINXIT

Laurent Marissal, réalise

des actions picturales non visibles,

non cachées. (lire la suite)

Contact @ & Liens

.

.

éditions clandestines S.L.N.D.

Les éditions clandestines S.L.N.D. (sans lieu ni date) publient les ouvrages peints au bleu comme au vert par painterman et ses complices. Visitez l'e-shop échoppe.

  • NADA
  • Fascicule au bleu
  • PINXIT III in progress
  • Tracts

 

mise en scène et coopérations